fin du monde

ACCUEIL    SUIVANT
FIN DU MONDE PRÉSENT ET MYSTÈRE DE LA VIE FUTURE 

Par l’Abbé Arminjon

(1881)

 
  Sommaire

Sainte Thérèse et ce livre

L'abbé Arminjon

Au Lecteur, par l'Abbé Arminjon

PREMIÈRE CONFÉRENCE : DE LA FIN DU MONDE. – DES SIGNES DONT ELLE SERA PRÉCÉDÉE ET DES CIRCONSTANCES QUI L’ACCOMPAGNERONT

DEUXIÈME CONFÉRENCE : DE LA PERSÉCUTION DE L’ANTÉCHRIST ET DE LA CONVERSION DES JUIFS

TROISIÈME CONFÉRENCE : DE LA RÉSURRECTION DES CORPS ET DU JUGEMENT UNIVERSEL

QUATRIÈME CONFÉRENCE : DU LIEU DE L'IMMORTALITÉ OU DE L'ÉTAT DES CORPS GLORIEUX APRÈS LA RÉSURRECTION

CINQUIÈME CONFÉRENCE : DU PURGATOIRE

SIXIÈME CONFÉRENCE : DE L'ÉTERNITÉ DES PEINES ET DE LA DESTINÉE MALHEUREUSE

SEPTIÈME CONFÉRENCE : DE LA BÉATITUDE ÉTERNELLE ET DE LA VISION SURNATURELLE DE DIEU

HUITIÈME CONFÉRENCE : LE SACRIFICE CHRÉTIEN, MOYEN DE RÉDEMPTION

NEUVIÈME CONFÉRENCE : DU MYSTÈRE DE LA SOUFFRANCE DANS SES RAPPORTS AVEC LA VIE FUTURE

TABLE ANALYTIQUE DES MATIÈRES

 

"Tu as dépassé mon attente"

Présentation par sainte Thérèse de l’Enfant‑Jésus[1]

"A quatorze ans, avec mon désir de science, le bon Dieu trouva nécessaire de joindre à « la plus pure farine, du miel et de l’huile en abondance ». Ce miel et cette huile, il me les fit goûter dans les conférences de M. l’Abbé Arminjon sur La fin du monde présent et les mystères de la vie future. La lecture de cet ouvrage plongea mon âme dans un bonheur qui n’est pas de la terre ; je pressentais déjà ce que Dieu réserve à ceux qui l’aiment ; et voyant ces récompenses éternelles si disproportionnées avec les légers sacrifices de cette vie, je voulais aimer, aimer Jésus avec passion, lui donner mine marques de tendresse pendant que je le pouvais encore[2]" 

"Ce livre avait été prêté à Papa par mes chères carmélites, aussi contrairement à mon habitude (car je ne lisais pas les livres de Papa), je demandai à le lire. Cette lecture fut une des plus grandes grâces de ma vie, je la fis à la fenêtre de ma chambre d’étude et l’impression que j’en ressentis est trop intime et trop douce pour que je puisse la rendre... Je copiai plusieurs passages sur le parfait amour et sur la réception que le bon Dieu doit faire à ses élus au moment où Lui‑même deviendra leur grande et éternelle récompense, je redisais sans cesse les paroles d’amour qui avaient embrasé mon cœur... Toutes les grandes vérités de la religion, les mystères de l’éternité me ravissaient."

 Voici l’un de ces passages copiés par Thérèse. Extrait de la cinquième conférence « Du Purgatoire », il se présente comme une citation de saint Jean Chrysostome, sans référence précise. Thérèse l’avait gardé dans le Manuel du Chrétien dont elle se servait au Carmel. Il s’y trouve encore. "L’homme qui est embrasé de la flamme du divin amour est aussi indifférent à la gloire et à l’ignominie que s’il était seul et sans témoin sur la terre. Il méprise les tentations. Il n’a pas plus souci des souffrances que si elles étaient endurées dans une chair autre que la sienne. Ce qui est plein de suavité pour le monde n’a pour lui aucun attrait. Il n’est pas plus susceptible d’être épris d’aucun attachement à la créature que l’or sept fois éprouvé n’est susceptible de la rouille. Tels sont, même sur cette terre, les effets de l’amour divin, quand il s’empare vivement d’une âme."

30 mai 1887 [3]

[1] Elle a lu ce livre à 14 ans. Le long passage qu’elle consacre ‑ huit ans plus tard ! ‑ à ces souvenirs se trouve aux feuillets 46 et 47 du manuscrit de l’Histoire d’une âme.

[2] Manuscrit autobiographique, f. 47.

[3] Documentation du Carmel de Lisieux. C’est Thérèse elle‑même qui a daté sa copie. 

ACCUEIL    SUIVANT